un été indien

Mots-clé : rouge et or, Vionène, Mercantour

Ballade sur le GR, de Roubion jusqu’aux granges de Cerise

Un pur moment de bonheur “rythmé” par les couleurs automnales et une température plus que douce. 11 kilomètres, 5 heures et demi aller-retour. Fort moment de remontée au retour. Facile, enfin presque facile. Bien se chausser. En prime, des champignons !

Actuellement (2011), le GR est coupé par le « lac de barrage accidentel » au fond de la vallée de la Vionène et le tronçon Gr-chemin VTT est interdit entre la balise 256 sur la piste de Vignols et l’éboulis rouge des Chalanchas.

(Pour illustrer cette ballade j’ai mis des photos prises en 2009 et 2010 à la mi novembre, un jour de grand bleu et un jour plus nuageux)

hebergeur image

hebergeur image
grange4786

Notre grange de chez les loups au milieu des merisiers, tilleuls, noisetiers, sorbiers, mélèzes, pins et épicéas.

soleil se lève 4777

Le soleil se lève : il est 8 h nouvelle heure. Destination : “Cerise”, en face, de l’autre côté de la vallée.

chemin 4795

Le chemin d’accès à la grange nous permet de rejoindre la piste en dessous. C’est parti !

hebergeur image

CartoIGN modifié
hebergeur image

Du village de roubion à la balise 256 : le début de la piste de Vignols (morceau facultatif en été)

hebergeur image

Pour cela, il faut passer par le village de Roubion, perché sur son éperon rocheux sous la falaise qui le protège du vent du nord. Le mieux c’est d’y aller en voiture : 900 mètres de piste forestière puis 1 km de route en lacets où on peut couper les lacets par un chemin. Ce sont les merisiers et cerisiers retournés dans la sauvagerie, ainsi que les érables qui font cette écharpe rouge. Balise 255

hebergeur image 

Passé le tunnel qui traverse l’éperon rocheux du village, petite marche à plat sur la piste de Vignols caillouteuse et poussiéreuse, interdite aux véhicules en cette saison. Les cerisiers rougissants, les bouleaux jaunes au tronc blanc et les pins sylvestres défilent sur ce versant très très sec et très très pentu, rive droite de la Vionène, torrent coulant 300 mètres plus bas au fond des gorges.
hebergeur image

Par delà les herbes dorées, on devine de l’autre côté de la vallée le chemin GR que nous allons emprunter dans deux heures (en haut à droite de la photo, trace beige presque horizontale parmi les pins)
hebergeur image

Les grattaquèqua (=gratte-culs) des églantiers sont les rares baies encore disponibles pour les animaux, renard, merles, blaireau, fouine, avec les baies du sorbier le long de la piste

hebergeur image

hebergeur image

Là-bas, à gauche l’église et l’auberge de Roubion. Le trait horizontal clair est la piste de Vignols, sur laquelle nous sommes dans les bouleaux jaunes. C’est tout plat pour le moment.Déjà un petit quart d’heure de marche.

hebergeur image

On aperçoit en face, de l’autre côté des gorges, (à l’horizontale au milieu)  le chemin à plat où nous devons passer dans 1h et demi à 2 h environ
hebergeur image

Et entre deux branches de mélèze doré superbe mais qui nous cache la vue, le quartier des granges de Bausset, en ruines, sous lequel le chemin de Grande-Randonnée GR 52A passe, de l’autre côté de la vallée. Maintenant, les hauts arbres situés en contrebas de la piste nous cachent systématiquement le paysage.

hebergeur image

La piste, en hubac ou regardant l’Est, est maintenant en sous-bois et c’est entre les branches que nous devinons le prochain but : passer là-bas au pied de l’éboulis de roches rouges des Chalanchas.
hebergeur image

 Mais c’est trompeur, car il reste un long cheminement à plat sur la piste de Vignols avant d’y arriver, sans compter la descente jusqu’au torrent de la Vionène. De la mi-mai à la mi-octobre, ce morceau de piste un peu monotone, peut être fait en voiture et il y a deux emplacements pour se garer quelques mètres avant le carrefour piste-chemin de VTT à la balise 256.

hebergeur image

Donc on continue jusqu’à atteindre ce carrefour. A chaque tournant on croit être arrivé mais ce n’est pas le cas. Heureusement que de temps en temps un cèpe traine sur le talus de la piste.

hebergeur image

La descente de la balise 256 jusqu’à la Vionène
hebergeur image

Le début de la descente sous la piste, en direction du torrent de la Vionène, est bordé de coins moussus sous les épicéas avec pas mal de champignons, dont parfois une russule ou deux comestibles « Cuir de Russie » (non visibles ici, ce qu’on voit n’est pas le chemin mais une « sente de chasseur »)

hebergeur image 

La descente, sur ce GR bien tracé, est quand même assez hard, il faut de bonnes chaussures, pas des tennis (photo prise en juillet mais à la température près, c’est pareil le même en novembre sous les pins et épicéas)

hebergeur image 

Plus bas, de nombreux champignons émaillent le talus. Mais celui-là n’y touchez pas : c’est l’Amanite tue-mouches, et elle ne tue pas que les mouches….

L’été il y a quelques myrtilles.
Je n’ai pas de photo de la traversée du torrent de la Vionène en équilibre sur les pierres (il n’y a pas de pont et en plus depuis 2010 c’est un lac de deux mètres de profondeur. espérons que les crues de fonte des neiges auront emporté le barrage de terre et roches rouges, vidangeant le lac)

hebergeur image

De la Vionène au quartier des granges de Cerise
éboulis rouge 4831

Après le gué épique, à l’ombre, l’éboulis dantesque en plein soleil. Ne pas s’attarder dans les zones vives de l’éboulis. Le chemin est bien visible quand on est sur place, même si les balises à la peinture blanche et rouge des GR sont rares.

hebergeur image

Lambeau de châtaigneraie sous le quartier des granges du Bausset, au milieu de rochers chaotiques. Tous les loups doivent s’y mettre en embuscade, ça c’est sûr….
face au village 4855

Depuis le balcon presque horizontal du GR, parallèle à l’ancien canal d’irrigation encore en usage, face à notre village médiéval perché, une grosse demi heure de marche va nous conduire, lentement…
ganges de Cerise 4876r

… vers l’arrivée en vue des granges de Cerise, là où réside la bergère… et les “patous” joueurs… Du monde, des chiens, donc demi-tour !
hebergeur image

Le retour vers Roubion
retour vers le village 4891

Il faut retourner là bas, vers les granges sous le village. Et on n’a rien pris à manger, sauf une pomme et 6 abricots secs (ce qui est une grosse erreur)

sorbier retour 4892

Retour à plat ou faible descente après avoir grignoté une pomme et un abricot sec (on a gardé les quatre abricots restants pour la remontée costaude depuis le fond des gorges)

hebergeur image

Le chemin en balcon assez plat va nous faire passer au pied de la petite barre rocheuse (milieu de l’image) où nous trouverons une brebis perdue, peureuse, se réfugiant dans les vires rocheuses de la falaise. Pas moyen de l’approcher. Il est probable que le loup en fera son petit déjeuner, car les bergers sont repartis depuis trois semaines avec leurs troupeaux vers la Crau… Triste, mais qu’y faire ? Nous le signalerons aux chasseurs, qui verront si le petit berger du village peut la récupérer, mais c’est pas le même territoire communal, cela peut faire des embrouilles…

Mounier 4894

Un dernier coup d’oeil sur le Mounier, royaume de l’aigle et des astronomes d’antan et nous basculons vers la traversée de la Vionène et la pénible remontée qui suit
hebergeur image 

C’est en face, au pied de la tâche rouge des cerisiers et sous les falaises où nous tenterons d’apercevoir le faucon pélerin, que nous rentrerons doucement à plat par la piste vers le village de Roubion et la voiture. Un peu fatigués peut-être….
hebergeur image

Retour à la grange
vallon de Larzé 4865
Retrouvailles avec le vallon de Larzé. 5h30 de ballade, plus les 6 minutes de voiture avant et après (vu d’en face depuis Cerise)
hebergeur image

Depuis la grange, l‘or des trembles au dessus de l’ancien moulin à eau est le dernier flamboiement de cette mi-novembre. Dans quelques jours tout aura basculé vers la fin d’automne, les coups de vent vont décrocher les dernières feuilles, les mélèzes vont perdre leur parure dorée pour virer au marron et perdre leurs aiguilles
hebergeur image 

Une jolie grillade de sanguins, arrosés d’un filet d’huile d’olive, se prépare, devant le bouquet avec les dernières fleurs sauvages de la saison
hebergeur image 

quelques « pieds de moutons » ou fausses chanterelles (comme cela faisait plus de 30 ans que je n’en avais pas vu, j’ai vérifié….)
hebergeur image

hebergeur image

 

 

Derniers commentaires

  • paty commentaire sur un été indien
    "un petit paradis sur terre oooohhhh que j'aimerai le voir en vrai..... merci Mariuss pour ces jolies..."
  • Marie commentaire sur un été indien
    "Je viens de faire une très belle balade , c'est un endroit vraiment magnifique . J'adore la confitur..."
  • Marie commentaire sur minuta et arène de fin avril
    "Quelle belle promenade ,c'est vraiment votre paradis . J'adore les traces laissées pas les animaux ..."
  • Marie commentaire sur photos de Sébastien Carlin
    "Il est drôlement sympa ce blog spécial la grange des loups . Trop mimi Pilou :-) J'espère que tu nou..."

Articles récents

minuta et arène de fin avril

Mots-clé : mélèze, alpage, crocus, fonte des neiges, printemps
Promenade de la charnière avril-mai  au milieu des pensées minuta qui émaillent l’alpage fleuri de tous côtés et découverte d’une arène de parade de petit coq de bruyère après une montée en forêt où la neige tombée de la nuit a gardé les traces des animaux. (5 kilomètres, deux heures et demie, facile mais peu balisé, moitié hors chemin)

hebergeur image

hebergeur image

hebergeur image

Au début c’est totalement identique à la précédente, hormis complètement déneigé, que les crocus ont disparu et que les mélèzes commencent à reverdir

hebergeur image

Carto IGN modifiée

hebergeur image
hebergeur image

Partout des petites pensées minuta jaunes, ou crèmes, blanches, violettes ou bicolores

hebergeur image

des hélianthèmes nains, des petites gentianes d’un bleu éclatant
hebergeur image

c’est très dur de ne pas marcher dessus, tant il y en a
hebergeur image

hebergeur image

le chemin monte lentement dans le sous-bois de mélèze en même temps que le soleil

hebergeur image

La plupart de ces mélèzes sortent juste de l’hiver
hebergeur image

avec leurs fleurs femelles un peu violettes qui vont donner les pignes de mélèze de l’été à venir
hebergeur image

le chemin est orangé,  tout doux des aiguilles de mélèze de l’automne précédent
hebergeur image

hebergeur image

Au sortir du bois de mélèzes,de nouveau plein de pensées minuta dans l’alpage de la combe, bicolores…
hebergeur image

… ou bien d’un violet plus intense
hebergeur image

Sortie de la combe pour atteindre le plateau du Content fin de la promenade précédente. Surprise ! : Les sommets du Content (au centre) et du Mont Brussière (à droite) sont enneigés. A cette altitude, 1900 m, la pluie d’hier a poudré de cinq centimètres de neige les sommets
hebergeur image

hebergeur image

Malgré cela, la neige n’occupe que les clairières forestières à partir de 1800 m
hebergeur image

 Et le sentier est déneigé, donc on continue
hebergeur image

au petit matin, le renard nous a précédé sur le chemin
hebergeur image

et dans l’autre sens, (de la droite vers la gauche) le Blanchon ou lièvre variable, tout blanc l’hiver a fait deux petits bonds
hebergeur image

hebergeur image

Une biche vient de partir dans la pente sous nos yeux. elle était gîtée sous le mélèze déneigé de gauche. Trop rapide pour que je dégaine l’appareil photo
hebergeur image

 les traces de la biche des arbres en haut à droite vers le milieu bas. Tandis, qu’un Blanchon  a fuit du milieu vers la droite
hebergeur image

les crocus percent la neige de la nuit
hebergeur image

et la soldanelle, ou perce-neige des alpes typique des neiges en train de fondre perce la neige comme son nom l’indique
hebergeur image

hebergeur image

la neige se fait plus abondante au fur et à mesure de la montée et il n’y a plus que des mélèzes avec de vastes clairières
hebergeur image

le col ou la baisse sur la crête est visible au sommet de la montée. Encore un effort !
hebergeur image

Voilà, là-haut la balise marque la baisse. Un point de vue devrait apparaître. Et il sera possible de souffler un peu après la montée dans la neige
hebergeur image

hebergeur image

 Un gros oiseau nous a précédé
hebergeur image

tournant et ratatournant dans cette clairière en lisière
hebergeur image

 piétinant, revenant sur ses pas, il occupe tout l’espace… Bon sang, mais c’est bien sûr : c’est une arène de parade de petit coq de bruyère ou Tétras-lyre !
hebergeur image

hebergeur image

La vue sur les Terres Noires (premier plan), le vallon des granges d’Ars (plan médian d’alpage vert) et le dôme du Barrot (montagnes enneigées d’arrière plan à droite) est impressionnante dans le vent refroidi par la neige qui nous cueille sur la crête

hebergeur image

Il vaut mieux regarder où l’on pose les pieds, car en dessous c’est un véritable toboggan

hebergeur image

Au milieu à gauche, sur la crête, en lisière, l’arène de parade des coqs de bruyère que nous venons de quitter, cheminant sur la crête dans la neige glissante
hebergeur image

hebergeur image

A l’opposé, vers le nord-est, vue sur le vallon du bois des prêtres et les dentelles de rochers dolomitiques orangés dont la base est empâtée par les éboulis vifs gris (à gauche)
hebergeur image

Par delà ces dentelles (premier plan gauche), un coup de zoom montre les éboulis gris au dessus de Vignols, paradis des lâchers de vautour gypaète barbu en réintroduction

hebergeur image

Tandis qu’au Sud-ouest -nous sommes à cheval sur la crête- nous surplombons l’alpage des granges d’Ars

hebergeur image

hebergeur image

Demi-tour, nous revenons par le même chemin, par la crête vers l’arène des Tétras-lyre (tâche blanche milieu gauche)

hebergeur image

le temps de croiser la trace d’un marcassin dans le sous-bois en redescendant

hebergeur image

Le temps de trouver un épicéa littéralement destroyé par un écureuil venu manger les bourgeons mâles ce qui parsème le sol d’extrémités de rameaux

hebergeur image

Puis dans les alpages de voir les premières orchidées-sureau
hebergeur image

 et de retrouver les coucous (primevères) et c’est la voiture au col de la Couillole
hebergeur image

hebergeur image


Crocus d’avril au Content

Mots-clé : mélèze, alpage, crocus, fonte des neiges, printemps
C’est une jolie petite promenade de début avril au milieu des crocus qui émaillent l’alpage qui commence à se déneiger. (3 kilomètres, une heure et demie, facile mais peu balisé, moitié hors chemin)

hebergeur image

hebergeur image

Vue sur la crête de Falcon, et ses granges-bergeries, à partir du point de départ près du réservoir d’eau du Col de la Couillole

hebergeur image

Extrait modifié de CartoIGN  06 Nord
hebergeur image

hebergeur image

En montant sur la Tête d’Arrêt, les premiers crocus de Ligurie apparaissent dans les zones déneigées au pied des mélèzes qui n’ont pas encore leurs aiguilles.

hebergeur image

Surtout des blancs.

hebergeur image

Mais de temps en temps un crocus rose-violet

hebergeur image 

De temps en temps il faut mettre les pieds dans les plaques de neige entre les genévriers nana (nain, en plaque). On reconnait les endroits où la neige vient de fondre, à la couleur brune de l’herbe.
hebergeur image

hebergeur image

Nous nous retournons vers le flanc nord (hubac) enneigé de la Tête d’Arrêt que nous venons de quitter (la montagnette ronde milieu-droit c’est la Frachetta que je vous avais fait explorer à l’automne)

hebergeur image

Nous retrouvons le chemin entre les genévriers nanas qui pénètre dans la forêt de mélèzes

hebergeur image

Dans le sous-bois, le chevreuil s’est frotté ses nouveaux bois qui ont repoussé et sont douloureux au printemps
hebergeur image

Voici l‘adret du Content, plus caillouteux, moins alpage, à l’ouest du bosquet de mélèzes (à gauche) dont nous sortons

hebergeur image

Ces mélèzes qui montrent leurs fleurs violettes, futures pommes de mélèze cet été

hebergeur image

hebergeur image

Petit arrêt dans la montée avant d’attaquer la combe ensoleillée, le chemin filant dans le creux vers la gauche

hebergeur image

le temps d’observer les pinsons du nord qui explorent les derniers névés pour recueillir les graines de mélèze oubliées
hebergeur image

Arrivée au sommet de la combe, sur un plateau, avec au fond le Mounier presque tout enneigé.
hebergeur image

hebergeur image

Nous arrêtons là, à la balise 102, la suite du chemin dans le bois de mélèzes est trop enneigée. Demi-tour. en plus, on n’a pris que quatre pruneaux et il est déjà 11 heures. Gargl !

hebergeur image

Nous redescendons très lentement par la vieille piste d’exploitation forestière qui serpente dans l’alpage
hebergeur image

toute parsemée de flaques de fonte de neige et de crocus
hebergeur image

Et nous quittons bientôt cette piste en vue de la Tête d’Arrêt (neige) pour descendre au milieu des épicéas épars
hebergeur image

hebergeur image

Un régal pour les écureuils

hebergeur image

et les campagnols qui ont tracé leurs galeries en surface sous la neige, mises au jour par la fonte. Le trou à gauche est une cache pleine de foin et de graines
hebergeur image

Les becs croisés des sapins, venus de Sibérie, déchiquètent pommes de pins et d’épicéas avec leur bec en sécateur. A l’envol, c’est une flamme rouge brique orangée qui s’échappe (ici en contre-jour). Nous sommes revenus au point de départ

hebergeur image

hebergeur image

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Articles plus anciens

sommaire des pages

lavoirsenfrance |
Délicieuse Dédicace, photog... |
ASA BUTTERFIELD LOVE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | TheLegend
| Arum Photo
| Modanadia